Dans le cadre de la troisième édition des ateliers prospectifs de l’emploi organisée par le Comité de Bassin d’Emploi Lille Métropole et les Maisons de l’Emploi de l’arrondissement de Lille, en partenariat avec Lille Métropole, la Maison de l'Emploi Lys-Tourcoing organise une conférence sur :
"L'avenir de l'industrie"
le jeudi 24 Mai 2012 de 14h00 à 17h00
à la salle des fêtes Le Manège – Rue Jacquard à HALLUIN
Cet
événement permettra de partager les résultats d’études prospectives
dans deux activités industrielles parmi les plus présentes sur Lille
Métropole :
- Contrat d’Etude Prospective relatif au secteur de l’imprimerie et des industries graphiques
- Horizon 2020, quel avenir pour les industries alimentaires et leurs métiers?
Et de venir débattre en présence de dirigeants d’entreprises industrielles.
Cet événement est destiné aux professionnels.Pour y répondre, téléchargez le fichier PDF.
N’hésitez pas à nous contacter au 03.20.28.82.20 – contact@emploi-lystourcoing.fr
Pour information, le compte rendu de l'atelier prospectif "le travail et
l'emploi de demain" est téléchargeable à l'adresse suivante :
http://www.cbelille.org/prospective/Prospective-8.html
Au programme :
8h30: Accueil des participants
8h30-9h30 Dalila Khalfi, Manager KPMG; Stéphanie Boyaval, Chargée de clientèle KPMG
9h45-10h Echanges
Pour vous inscrire?
Contactez Raphaël Visnadi au 03 20 28 82 29 ou au 03 20 28 82 20
ou par mail : r.visnadi@emploi-lystourcoing.fr
Au programme :
8h30: Accueil des participants
8h30-9h30 Dalila Khalfi, Manager KPMG; Stéphanie Boyaval, Chargée de clientèle KPMG
9h45-10h Echanges
Pour vous inscrire?
Contactez Raphaël Visnadi au 03 20 28 82 29 ou au 03 20 28 82 20
ou par mail : r.visnadi@emploi-lystourcoing.fr
Cet événement est organisé par la Maison de l’Emploi Lys-Tourcoing et la Mission Locale Tourcoing Vallée de la Lys, en partenariat avec la Ville de Tourcoing et Pôle Emploi.
Au programme : une vingtaine de recruteurs
un espace numérique
un espace coaching et contact employeur
Plus d'informations, contactez le 03 20 28 82 20
Les espace Info Information ont été crées en 2008 suite à une initiative du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, ils ont pour vocation de donner à chacun les moyens de se repérer dans l'offre de formation existante, mais aussi de mieux connaître ses droits en la matière, la Région Nord-Pas de Calais a choisi, en partenariat avec les Maisons de l'Emploi et les collectivités locales, de faciliter l'accès à l'information par ce biais.
C’est dans le cadre du programme que la MDE de Tourcoing , point relais EIF a animé ce Jeudi 30 Septembre une matinée d’information à destination des professionnels sur les dispositifs d’accès à la formation des salariés comportant les nouveaux décrets de la réforme de la formation professionnelle de 2009(portabilité du DIF, bilan d’étape professionnel, Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels…).
Vous souhaitez obtenir plus de renseignement ? N'hésitez pas à nous contacter au 03 20 28 82 20.
Vous êtes chef d’entreprise,
Vous souhaitez découvrir les trucs et astuces pour optimiser votre prospection commercial, la Maison de l’Emploi Lys-Tourcoing et Business Link vous invitent pour un petit déjeuner le Mardi 12 avril de 8h30 à 10h00 à la Maison de l'Emploi Lys-Tourcoing (21, rue des ursulines)
Vendredi 27 juin, près de 300 professionnels tourquennois de l'emploi se sont réunis pour assister à la Première Rencontre des Acteurs de l'Emploi.
Le débat s'est centré autour de quatre thèmes, tous introduits par des courts-métrages. Vous pouvez les visionner ci-dessous :
Le 27 juin 2008, se tiendra la Première Rencontre des Acteurs de l'Emploi de 13h30 à 16h30, dans les locaux du Complexe Sportif l'Atelier, 81, rue des Piats.
Cet événement sera l'occasion de présenter à l'ensemble des professionnels de l'emploi, une photographie des chiffres de l'emploi sur Tourcoing, mais également des témoignages autour de trois thèmes qui illustrent les mutations de Tourcoing :
- le développement de l'emploi
- la création et la reprise d'entreprises
- la formation et le développement des compétences
Pour débattre autour de ces sujets, l'Assedic des Pays du Nord, l'ANPE, le Plie, la Mission locale, la Mairie, etc. seront présents autour de Michel-François Delannoy, Maire de Tourcoing, Premier Vice Président de Lille Métropole Communauté Urbaine, Conseiller Général du Nord, Président de la Maison de l'Emploi.
Dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale, la Ville de Tourcoing permet actuellement à 86 personnes de bénéficier d'emplois aidés (33 Contrats d'Avenir et 53 Contrats d'Accompagnement dans l'Emploi).
Ces salariés en contrats aidés sont inscrits dans un parcours
d’insertion professionnelle qui leur permet, au-delà de la mise en
situation de travail, d’accéder à des formations et d’enrichir leurs
compétences.
Ainsi, en partenariat avec l'ATES/PLIE (Plan local pour l’Insertion
et l’Emploi), la Ville de Tourcoing a permis à onze salariés, en
contrat
aidé dans les différents services de la Ville, de suivre une formation
complémentaire dans le domaine de la Maintenance et Hygiène des Locaux
(MHL) avec les formateurs du Lycée Savary de Wattrelos,entre décembre 2007 et avril 2008.
En guise de travaux pratique de fin de formation, les
formateurs ont proposé une mise en situation en pratique pour valoriser
le savoir-faire acquis des salariés.
Afin de présenter cette démarche, les différents bénéficiaires
vous convient à assister à une démonstration de leurs compétences
acquises, en procédant notamment à une "cristallisation marbre" le :
lundi 21 avril 2008 de 9h00 à 12h00
dans le Hall d'Honneur de l'Hôtel de Ville
Pour répondre aux problématiques de l’emploi, de l’orientation et de la formation, à l’échelle du territoire tourquennois, la Mission Locale de Tourcoing Vallée de la Lys et la Maison de l’Emploi de Tourcoing organisent la 7ème Rencontre Emploi, les mardi 29 et mercredi 30 avril 2008 au Complexe Léo-Lagrange (rue des Ursulines) à Tourcoing.
Détails de cet événement.
Ce salon s’adresse à tous les jeunes à la recherche d’un emploi, en formation, aux lycéens et collégiens, aux étudiants, etc. Plus de 100 exposants accueilleront les 3000 visiteurs attendus au complexe Léo Lagrange de Tourcoing.
Une rencontre Emploi pour Qui ?
Destiné aux jeunes âgés entre 16 et 25 ans, qu’ils soient à la recherche d’un emploi, d’un job d’été, lycéen, collégien ou étudiant, cet événement, réunit en un même lieu les acteurs de l’emploi publics, les organismes de formation, les services d’orientation, mais également de nombreuses entreprises (TNT, Go Sport, Chronodrive, Vediorbis, Point P, Norauto, Auchan, Transpole, etc.).
Cet événement est également ouvert aux parents désireux d’accompagner les jeunes.
Une rencontre Emploi Pourquoi ?
Offres d’emploi, offres de formation, présentation des filières qui recrutent, des métiers dits en tension, des grands projets du territoire, etc. seront autant d’informations pratiques présentées aux visiteurs.
L'emploi animé autour de 4 pôles
1-Le Pôle Emploi Grands Projets Economiques de Tourcoing
Il regroupera les entreprises exposantes sur deux jours avec un espace Emplois Transfrontalier et un espace Jobs d'été. La Ville de Tourcoing présentera également ses grands projets créateurs d'emplois.
2-Le Pôle Orientation, Formation et apprentissage
Parmi l’offre à la fois éclectique et dense proposée par les organismes de formation, les universités, etc. il est difficile de trouver sa voie. Des professionnels de l’orientation aiguilleront les visiteurs en fonction de leur projet pour les orienter vers la meilleure formation.
3- Le Pôle Accompagnement et Vie Sociale
Il réunira les partenaires Santé et les partenaires Bailleurs
4- le Pôle Citoyenneté
Un espace «Web diversité» sera animé par la Maison des Associations, la Mission Locale et la Maison de l’Emploi. Les jeunes pourront tester le CV anonyme avec le site L4M.
Le troisième Forum Métropolitain de la Création Reprise d'Entreprises réunira, le 22 avril 2008 au Fresnoy, une centaine d'exposants réunis pour répondre à toutes les questions d'un créateur ou repreneur.
Seront ainsi présents des réseaux de conseils et d'accompagnement, des organismes de formation, des caisses sociales, des avocats et experts-comptables, des banques, etc.
Organisé par la CCI, la CMA, la BGE, la Région, La Créativalée, Je Crée, Je Reprends, LMCU, la Ville de Tourcoing et la Maison de l'Emploi, 8 ateliers pratiques seront proposés :
9h30 à 10h30 : Comment réussir son parcours de création ?
11h00 à 12h15 : Quel statut choisir ?
11h00 à 12h15 : Comment financer son projet de création ?
12h45 à 14h00 : J'ai Créé mon entreprise dans mon quartier.
12h45 à 14h00 : Les outils de sensibilisation à la création d'entreprise dans l'éducation et l'enseignement.
14h30 à 15h45 : Vous créez votre entreprise dans le textile. Les nouvelles pistes de développement.
14h30 à 15h45 : Vous entreprenez dans le domaine de l'audiovisuel, les opportunités.
16h00 à 17h15 : Les grands projets urbains de la ville de Tourcoing. Leurs impact.
L'entrée est libre et gratuite.
Mardi 4 février, les deux maisons du territoire, la Maison des Associations, la Maison de l’Emploi et la Macif se sont réunies autour d’une soirée ayant pour thème l’économie sociale et solidaire et la signature de la convention, partenariale «action citoyenne» MDE - MDA. Retour sur les temps forts de cet événement.
Avec comme fil conducteur l’ouvrage «Nord-Pas-de-Calais : la longue marche de l’économie sociale et solidaire», publié aux éditions Aria Nord, Ignace Motte, directeur de la DIESS, Caroline le Dantec, directrice de l’Ademn, Hervé Knecht, Président du réseau Actes et Stéphane Van Den Bulke, membredu directoire d’Autonomie et Solidarité ont, un à un, apporté leur témoignage et leur regard tourquennois sur les enjeux de l’économie sociale et solidaire (ESS). Mais, pour débuter cette soirée échange, Alain Goguey et Bertrand Verfaillie, auteurs ont présenté l’ouvrage. «Parce que notre démarche est à la fois journalistique, idéologique et, si l’on veut, militante, confie Alain Goguey, elle découle du constat qui nous a été confirmé en plusieurs occasions que l’économie sociale et solidaire n’était pas suffisamment connue, même s’il s’agissait d’un monde dont le poids économique est loin d’être négligeable puisqu’il emploie près de 120 000 salariés». Le collectif d’auteurs a souhaité montrer qu’il existe une économie alternative viable et durable qui a fait la preuve de son efficacité sur le marché. Et l’auteur de poursuivre : «Cette économie place l’homme au cœur de son projet et de sa finalité avec des valeurs de justice, de solidarité, de progrès social et de démocratie que l’on peine à trouver dans nombre d’entreprises aujourd’hui».
Un mouvement tourquennois ?
Si caractériser précisément le mouvement tourquennois de l’économie sociale et solidaire est une tâche ardue, il n’en reste pas moins que «le cas tourquennois» est remarquable par plusieurs aspects. En effet, le tissu associatif du territoireest l’un des plus importants de la région, avec 800 associations dénombrées dont 177 qui emploient au moins un salarié. «On compte sur Tourcoing, quelque 2700 salariés associatifs», constate Alain Goguey. Les tendances se confirmeront car, selon l’auteur, 20% des emplois créés dans dix ans dans la métropole seront associatifs. Et à Tourcoing, selon une étude UNEDIC, 12% des emplois salariés privé sont associatifs. A titre de comparaison, l’étude rappelle que l’industrie ne représente que 22,2% de l’emploi salarié privé.» Et ce phénomène se poursuit. En 2003, le nombre d’emplois associatifs progressait d’1,6%. «C’est dire que le phénomène est loin d’être marginale, poursuit l’auteur, et que le poids économique est devenu vital pour l’ensemble de la ville : car un euro investi par la ville dans le monde associatif permet, par un effet de levier, aux associations de mobiliser 6,6 euros qui vont contribuer au développement de l’activité économique de la ville.»
L’économie sociale et solidaire vue par des
acteurs tourquennois.
Pour Ignace Motte, directeur de la DIESS, l’ESS repose sur cinq piliers qui sont : la démocratie, le non-cumul individuel des profits, la liberté d’adhésion, l’utilité sociale et l’ancrage territorial. Il laisse la parole à Jean-Marie Delcour qui, en 1999, a créé une coopérative. Aujourd’hui, 15 salariés sont embauchés. «Quant aux bénéfices, confie Jean-Marie Delcour, ils sont partagés entre les salariés ou plus exactement sociétaires». Caroline le Dantec, directrice de l’Ademn (association pour le développement de l’emploi par les métiers nouveaux) à l’origine des Stewards Urbains (http://www.emploi-tourcoing.fr/Questions-d-actualite-74.html) a pointé les exigences de ce secteur. «Nous ne travaillons pas avec des taux directeurs, mais des hommes. Les moyens et finalités ne sont pas identiques et au quotidien, ce n’est pas simple. Une seule personne dans l’entreprise ne peut porter ce projet». Et d’ajouter : l’économie sociale et solidaire impose une démarche, en termes de ressources humaines, qualitative». Hervé Knecht, Président du réseau Actes a ensuite pris la parole en revenant sur l’histoire de l’Atès, structure au départ associative, qui est devenue le bras armé de la ville en matière de politique dans le domaine de la lutte pour l’emploi et l’insertion. Et ce dernier de préciser qu’il «est impossible d’entreprendre seul dans l’ESS et que ce secteur comporte de facto deux métiers : celui lié à l’économie de marché et un projet social.» Stéphane Van Den Bulke, membre du directoire d’Autonomie et Solidarité (http://www.emploi-tourcoing.fr/Les-rencontres-de-la-MDE-52.html) a rappelé que les particuliers (2400 personnes) restent les premiers sociétaires d’Autonomie et Solidarité. Et de préciser qu’aujourd’hui Autonomie et Solidarité a contribué à la création de 176 entreprises.
MDE-MDA un mouvement en marche.
En fin de soirée, la signature de la convention partenariale est venue concrétiser un mouvement en marche : «celui de la ville de Tourcoing, un lieu d’innovation autour du mouvement associatif et de l’éducation permanente», indique Luc de Backer, Président de la MDA. Et Jean-Pierre Balduyck, Président de la MDE de conclure : «parce que la MDA est reconnue, parce que beaucoup d’associations œuvrent dans la citoyenneté et parce que le monde associatif est créateur d’emplois», la signature de cette convention a sans aucun doute marqué l’une des premières pages de la Maison de l’Emploi.
Le vendredi 7 février, La Maison de l’Emploi a organisé une rencontre pour présenter aux tourquennois et futurs actionneurs, Autonomie et Solidarité. Outre, la présentation de l’entreprise, l’objectif de cette rencontre était avant tout d’expliquer le fonctionnement et la philosophie d’un acteur de l’économie sociale et solidaire. Au final, 25 personnes ont participé à cette soirée.
L’histoire commence en 1990. A une époque où le chômage était particulièrement important dans la région Nord Pas de Calais, certains ont choisi d’agir face à cette situation et ont préféré faire «le pari de la solidarité », prémisse d’une nouvelle économie que l’on appelle maintenant «solidaire». A cette époque, la création de la coopérative de capital-risque solidaire, Autonomie Et Solidarité était particulièrement innovante. Son objectif : lutter contre le chômage et l’exclusion par le développement d’activités économiques par une collecte d’épargne utile et une aide à la création/reprise d’entreprise favorisant l’emploi.
Aujourd’hui Autonomie et Solidarité regroupe 1917 actionneurs et se félicite de leur homogénéité sociale.
Fonctionnement
Autonomie et Solidarité finance donc les entreprises en création, reprise ou développement. Elle effectue un apport en fonds propres. Les concours financiers accordés par Autonomie et Solidarité varient en fonction du nombre d’emploi créés. Ils peuvent prendre deux formes : soit en capital jusqu’en 30 000 euros, soit en compte courant, jusque 30 000 euros.
Les fonds sont investis pour une durée de 5 ans au terme de laquelle les actions sont rachetées par le dirigeant et le compte courant est remboursé trimestriellement. Les sommes ainsi récupérées sont réinvesties dans d’autres projets. Les plus-values éventuellement dégagées sont destinées à compenser les pertes engendrées par les projets qui ont rencontré des difficultés.
Mais, Autonomie et Solidarité n’est pas qu’un simple financeur. Sa plus-value s’exprime par le parrainage auprès des entreprises financées pendant cinq ans. Aujourd’hui, la qualité de l’accompagnement de cette structure est déterminante. Elle assure la pérennité des entreprises et la viabilité économique de la structure depuis 18 ans. «Pour que les emplois créés se pérennisent, il faut que les entreprises vivent et se développent, précise-t-on dans la structure. Pour réussir le développement d’une entreprise nouvelle, le dirigeant qui, en général n’a pas l’expérience de la gestion d’entreprise, a particulièrement besoin d’être soutenu dans différents domaines : analyse de la situation, réflexions et prospectives, suivi de gestion, informations et conseils sur le savoir-faire du management et de son métier, commercial / marketing, formation pour lui-même et ses salariés».
Et les chiffres sont satisfaisants puisqu’ Autonomie et Solidarité a réalisé 171 prises de participations à fin juin 2007, engagé 4 640 926 (1 811 K€ en capital et 2 829K€ en CC) et ainsi créé ou consolidé près de 2000 emplois.
Encadré : les temps forts
• 1990 : premier appel public à l’épargne réalisé après avis favorable de la COB : 720 actionnaires et les 229.000 € de capital nécessaires pour démarrer l’activité.
• 1993 : deuxième appel -> capital de 1.220.000. €.
• 2002 : 3ème appel public à l’épargne, Autonomie et Solidarité affiche alors un capital de 2 568 104€.
Pour en savoir plus : www.autonomieetsolidarite.fr
Difficile de répondre à cette question complexe. Le premier p’tit dej a abordé un sujet fondamental : celui des travailleurs handicapés. Il était organisé à la Mairie de Tourcoing. Une quarantaine de participants étaient présents (entreprises, travailleurs atteints d’un handicap, associations tourquennoises, représentants d'entreprises privées et publiques liées à l’emploi, etc.)
«Je n’arrive pas à recruter un personnel handicapé», s’exclame la responsable des ressources humaines du cabinet d’études marketing Qualimétrie, situé à Roubaix. En face, une mère accompagnant sa fille handicapée semble désemparée : «Nous ne savons pas où aller. Il n’existe pas de cursus scolaire adapté aux personnes handicapés…»
Sur Tourcoing, près de 8% de demandes d’emplois soit 716 travailleurs handicapés en 2007 contre 765 en 2006, ont été comptabilisées. 60% sont des hommes et 40% des femmes. Une première moitié est suivie par l’ANPE/Mission Locale et la seconde par le Girpeh/ Cap emploi. Il ne faut pas se leurrer, toutes les personnes atteintes de handicap cachent leur différence. C’est le cas de Monsieur David qui a expliqué son difficile parcours de recherche d’emploi avec une reconnaissance Cotorep de catégorie C. Après des études techniques, un Bac électronique en poche et un handicap de plus en plus grave, il «avoue n’avoir jamais voulu mettre en avant son handicap. J’aurais simplement souhaité évoluer professionnellement, sans ressentir la désagréable impression d’avoir un affichage «handicapé», une étiquette sur laquelle il est noté «pitié».» Motivé, il l’est. «Cependant, poursuit-il, même avec un appui très professionnel et humain d’Anita, les démarches sont longues…».
Les étudiants s’organisent de leurs côtés. Madame Vincent travaille sur ce dossier depuis décembre 2006 sur les Universités de Lille 1 et 3. Elle développe des offres de stage pour les 160 étudiants ayant un handicap moteur ou sensoriel et d’un niveau Bac à Bac 5. Sa mission consiste à rencontrer les DRH d’entreprises pour préparer en amont les étudiants et les conditions d’intégration dans l’entreprise. Et de préciser qu’il «faut désormais que l’étudiant s’inscrive par choix dans un cursus d’études qu’il veut suivre.»
Les employeurs témoignent
EDF ne cache pas sa difficulté de recruter des personnes handicapées. «Sur les BTS Pro Services, confie Monsieur Basset, directeur régional de l’emploi Nord-Ouest d’EDF, les jeunes en situation de handicap qui ont postulé n’avaient pas le niveau pour intégrer le cursus d’apprentissage. Notre constat fait apparaître un décalage entre le recrutement et les pré-requis. Pourtant, EDF sait accueillir», lance-t-il. Alors que faire ? Il présentera prochainement au directoire d’EDF, une expérience avec une école roubaisienne pour une intégration préalable dans un cursus d’apprentissage dans cette structure en affichant les besoins en termes de métiers. Autre exemple : L’entreprise Flandre Ateliers est la troisième entreprise de travail adapté en France. Ses activités englobent le conditionnement industriel, le contrôle tri qualité pour la VPC et la Grande distribution et plus récemment, un centre d’appels téléphonique. L’entreprise accueil 220 travailleurs handicapés sur un effectif total de 250. «Chaque salarié, explique Madame Brassard, a un projet professionnel suivi». En 2007, 20 nouveaux salariés ont été recrutés. Flandre Atelier poursuit dans sa lancée en développant une association pour 14 places de personnes handicapées plus lourdement et envisage de créer un GIEC en 2008.
Encadré : les chiffres
Selon Florence Venturini, responsable adjointe de l’ANPE de Tourcoing Gand, «le critère de discrimination le plus évoqué reste l’origine avec 35%, la santé ou le handicap arrivent juste après avec 20%»
84% des demandeurs touchés par un handicap souffrent d’un manque de qualification (niveau inférieur ou égale au CAP/BEP) et, sur les 761 demandes, 65% recherchent un emploi à temps plein.
47% des demandeurs ont une inscription ANPE inférieure à 12 mois, 53% plus de 12 mois dont 32% de plus de 24 mois.
Encadré : Quoi de neuf ?
Depuis le 1er septembre l’Agefiph propose une nouvelle aide appelée Prime initiative emploi Pie. Toutes les informations sont présentées sur le site internet de l’ANPE.